L’Aquitaine tente à son tour l’agence régionale de la biodiversité

Carbonero común bebiendo agua.Constituée sous forme d’association, et non de GIP (groupement d’intérêt public) afin d’y réunir toutes les parties prenantes, cette agence a vocation à devenir la plateforme d’échanges et de dialogue, entre acteurs associatifs, institutionnels, économiques et de recherche, sur un sujet qui mobilise particulièrement les acteurs de la région, depuis le rapport Le Treut, sur les impacts locaux du changement climatique (2012). Ce dernier avait notamment souligné les menaces sur la biodiversité marine.

« Ce rapport est notre outil de travail et nous a fait réaliser l’importance de créer cette plateforme, qui produira des indicateurs et sensibilisera les collectivités aux bonnes pratiques » explique Monique de Marco, vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, en charge de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique. L’initiative est cependant partie d’un accord politique entre Europe Ecologie-Les Verts et le président de Région, Alain Rousset (PS).

Les collectivités traînent la patte - Sept collèges sont censés constituer cette agence mais après trois ans de gestation, la Région la lance avec les partenaires les plus motivés, espérant entraîner dans cet élan les autres acteurs, d’ici la fin de l’année.

Pour l’instant, les associations de protection de la nature et d’éducation à l’environnement ont accepté de s’asseoir avec les fédérations de chasse et de pêche, ainsi que quelques personnalités qualifiées.Les collectivités traînent la patte, questionnant, pour certaines, la pertinence de l’échelon régional, dont le seul autre exemple est francilien. Manquent aussi les universités et autres organismes de recherche.

Les différents conservatoires seront aussi appelés à participer, sous la présidence d’Alain Dutartre, hydrobiologiste, botaniste, à la retraite de l’Irstea, spécialiste de la gestion des milieux naturels et des plantes invasives.

L’Etat, « partenaire associé » - L’agence a vocation à l’observation et la capitalisation des informations, à l’accompagnement des acteurs institutionnels et économiques, dans la prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement du territoire. Elle est financée à hauteur de 285 000 € par la Région, l’Etat, « partenaire associé », y participera à hauteur de 20 000€ puis chaque action devra trouver ses financements auprès des partenaires. L’un des premiers projets est de réaliser un état zéro de la biodiversité, en s’appuyant sur le rapport Le Treut.

Consciente de la nécessite de « démontrer la plus-value [de l’agence] » Monique de Marco attend de l’Etat une clarification du rôle des Régions. « Le Schéma de cohérence écologique doit être davantage reconnu ». En effet, il n’est actuellement pas prescriptif.

Retrouvez cet article sur lagazettedescommunes.com