Notre-Dame-des-Landes: un nouvel aéroport deux fois plus cher qu’un aménagement de l’ancien selon les opposants

« La rénovation de Nantes Atlantique serait beaucoup moins coûteuse que la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. C’est ce que montre avec précision un travail de fond mené par plusieurs architectes », affirme le CéDpa (collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport) dans un communiqué.
Le constat est valable pour les différents « horizons d’étude » envisagés officiellement par la Commission de dialogue, à savoir « 5, 7 et 9 millions de passagers », est-il précisé.

« A l’horizon 9 millions de passagers par exemple, développer Nantes Atlantique coûterait au minimum deux fois moins cher que de construire et développer un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (475 millions d’euros contre 992 millions d’euros) », ajoute le communiqué.

Dans une étude publiée le 6 novembre 2013, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait pour sa part estimé à 825 millions d’euros le coût de l’adaptation de l’actuel aéroport à 9 millions de passagers par an.

Le directeur du transport aérien à la DGAC, Paul Schwach, avait alors relevé que si le coût était « un peu moins » élevé que la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le maintien de Nantes Atlantique n’offrirait « qu’une seule piste, avec des problèmes d’exploitation ».
En outre, « on aurait toujours un aéroport très inséré dans la ville, avec beaucoup de nuisances autour, alors que le projet de Notre-Dame-des-Landes en a énormément moins », avait estimé M.Schwach.

Les opposants du CéDpa contestent cette étude de la DGAC, estimant qu’elle comporte « surestimation des besoins, oubli des potentiels et des technologies actuels, multiplication de travaux inutiles comme le choix de démolir et reconstruire la quasi-totalité des bâtiments de l’aéroport ».

Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d’aéroport n’a pas avancé depuis l’automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l’ordre sur le site occupé.
L’ex-Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l’actuelle ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu’il n’y aurait pas de début des travaux de l’aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet.

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