» L’habitat privé doit être considéré comme un atout pour les territoires et non comme un problème à résoudre « 

Quels principaux enjeux liés à l’habitat privé ont été abordés par les participants ?

 La question de l’interaction entre l’habitat et le développement économique d’un territoire a été soulevée,  puisqu’il faut faciliter la domiciliation des salariés et préserver l’équilibre entre l’habitat et le travail. Puis nous avons traité la problématique de l’intégration du foncier dans la politique de développement durable : la requalification de l’ancien permet de limiter la consommation foncière et évite l’étalement urbain en réutilisant les dents creuses ainsi que les logements vacants.

Réhabiliter l’image et le rôle de l’habitat privé auprès des élus vous semble essentiel ?

 Oui car souvent l’habitat privé est abordé via la notion d’habitat indigne. Or, il ne doit pas être perçu uniquement comme un dysfonctionnement ou un problème à résoudre. Il peut être considéré comme un élément de l’identité d’un territoire ou comme le moteur d’une activité commerciale. Un quartier ou une commune peut évoluer positivement en fonction de la composition de ses logements. Les élus doivent se doter d’outils pour cela.

Quel genre d’outils les élus doivent-ils mettre en place ?

Il faut d’abord connaître les logements qui existent sur un territoire. Cela peut se faire via un recensement ou bien en contactant des antennes locales comme l’ADIL (Agence Départementale d’Information sur le Logement). Puis, il faut mettre en forme cette connaissance sous une forme explicite qui dessine des profils et mette des évolutions en évidence. Ensuite, un projet de territoire peut être élaboré grâce à des outils incitatifs comme une OPAH (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat) ou bien plus coercitifs comme un ORI (Opération de Restauration Immobilière). On peut même mettre en place un volet préventif en accompagnement des observatoires des copropriétés privées.

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